Libéré après 20 ans

LibérationEn 1990, Kyle Unger, alors âgé de 19 ans, a été reconnu coupable du meurtre d’une adolescente du sud de Winnipeg.  20 ans plus tard, il est libéré étant donné que la Couronne a décidé d’abandonner l’affaire le 22 octobre 2009, malgré que, en mars dernier, le Ministère fédéral de la justice avait ordonné la tenue d’un nouveau procès.

M. Unger a passé en tout 14 ans de sa vie en prison.  En 2005, il avait été libéré sous caution en raison de la faiblesse de la preuve.  En effet, un test d’ADN a été fait et celui-ci a révélé que la preuve ayant servi à condamner M. Unger, un cheveu retrouvé sur la scène du crime, n’était pas le sien.

M. Unger avait été accusé avec M. Toulahan, décédé depuis.  La jeune femme avait été retrouvée morte près d’un étang non loin du site d’un festival de musique se déroulant dans un centre de ski.  Elle aurait été violée, battue et étranglée.

M. Unger a toujours proclamé son innocence dans cette affaire.  Le test d’ADN a mis en doute l’exactitude du résultat du test qui avait été fait sur le cheveu à l’époque au moyen d’une autre technique.  Le cheveu était la principale preuve liant M. Unger au meurtre.

M. Unger avait aussi fait à l’époque une confession à un agent double se faisant passer pour un trafiquant de drogue comme quoi il avait tué l’adolescente.  Cependant, il avait avoué avoir fait de telles déclarations afin d’impressionner l’homme afin que celui-ci lui donne un job.  De plus, plusieurs détails révélés par M. Unger à l’agent double ne correspondaient pas aux détails révélés par l’enquête.

L’affaire Unger, tout comme les affaires Milgaard et Phillion, démontre que le système de justice n’est pas infaillible et que des erreurs judiciaires peuvent se produire malgré la bonne foi et le bon travail de toutes les parties.  Cela démontre surtout l’importance des tests d’ADN qui, s’ils servent souvent à identifier les coupables, peuvent aussi servir à innocenter les personnes accusées et condamnées à torts.

C’est pourquoi il est important que les échantillons soient adéquatement conservés de façon à ce que les procureurs de la défense puissent demander que des tests d’ADN soient effectués sur les échantillons, que ce soit 20 ans plus tard ou avant un procès dans le cadre d’une contre-expertise.

Pour notre part, nous examinons toujours l’opportunité de demander une contre-expertise des tests d’ADN lors d’accusations afin que les droits de nos clients soient respectés et nous faisons tout en notre pouvoir pour éviter une condamnation à nos clients.

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